Le sujet me paraissant redondant, j'imagine que le phénomène est mal compris.
Je prend donc la peine de me taper un pavé ainsi qu'un cours de physique appliquée
pour tenter d'éclairer les lanternes de tous. Si vous vous destinez à la scène, je pense que ce qui suit peut vous aider. Le terme Larsen est galvaudé depuis bien longtemps et je souhaite remettre les pendules à l'heure.
Le feedback est la continuité du son qui est généré dans un phénomène de bouclage entre;
- Les micros,
- La corde (et sa vibration)
- Le son émis par le HP (produisant une vibration qui se propage jusquà la corde et se met +/- en phase avec le micro.
.....La corde rentre en vibration sympathique..... et le phénomène de bouclage est amorcé. )
Avec un peu de maitrise, on arrive à prolonger la note à l'infini.
Tout est une question de volume, de distance et d'angle.
Un exemple assez connu étant Gary Moore dans Parisian Walkways
http://www.youtube.com/watch?v=Nys-8g4Kim8&NR=1
de 2'07" ..... jusque 2'40" (qui dit mieux..)

autant dire qu'il faut un bon volume.
Il y maitrise le feedback de façon plus ou moins magistrale mais par deux ou trois fois, il contient un départ de Larsen.
(trop fort, trop près..)
(Rem: Moore est avec une superbe Les Paul Gold Top et je me demande si ce n'est pas cette fameuse
guitare que Peter Green (Fleetwood Mac) lui a offert il y a bien longtemps.)
(rem: Aux drums, c'est Ian Paice (Deep Purple), j'adore ce batteur)
ou ça;
http://www.youtube.com/watch?v=9TUSvBUi-8g
J'ouvre une parenthèse pour faire référence à la polémique qui fait rage ici (un peu plus haut) et qui concerne les potards de volume !!!

profitons de la vidéo de Gary Moore pour observer à quel point le pot de volume est important.
A 1'35" on passe d'un son saturé à un son presque clean uniquement en agissant sur le volume. A partir de ce moment, l'ami Gary ne cessera, le long du morceau, de modifier le dit volume en agrémentant le jeu d'une multitude de nuances de grains de saturations et de son différents.
Une autre technique consiste à produite un bend, suivit d'un vibrato (main gauche, pas Whammy) assez prononcé (forte amplitude) et très régulier.
Avec de la maitrise, le frottement de la corde sur les frettes va permettre à la note de se prolonger.
Larsen et Sonorisation
Par contre, le Larsen est un phénomène différent qui est aussi induit entre micros et diffuseurs,
mais cette fois, la corde n'intervient pas. La boucle s'auto entretien, s'amplifie et s'emballe dans un processus auto ondulatoire qui peut même parfois mener jusqu'à la destruction du matériel.
Ce larsen est caractérisé par un sifflement souvent strident et grandissant très fréquemment rencontré par les sonorisateurs.
Dans le domaine de la sonorisation, ce problème est fréquent lors des "Sound Check" pendant lesquels "l'Ingé Son" pousse le système d'amplification assez haut afin de les provoquer volontairement pour ensuite pouvoir les "débusquer" et les neutraliser par correction de fréquence (égaliseur)
Les micros chant (la plupart du temps) sont souvent incriminés par la proximité des retours mais aussi par les exigences excessives de certains chanteurs en matière de volume sonore.
Larsen sur guitare
- Le phénomène arrive assez souvent sur des guitares qui ne sont pas Solid Body (1/4, 1/2 ou pleine caisse)
Surtout quand celle-ci sont re-boostées avec de grosses saturations et à fort volume.
- La table d'harmonie sur laquelle repose les micros de la guitare, rentre en vibration et participe à ce phénomène en amplifiant de façon anormale la fréquence parasite en menant jusqu'au Larsen.
- Un micro déparaffiné peut produire également ce genre de désagréments.