Salut à tous !
Posté : ven. 18 mars 2011 00:13
Voilà, tout est dans le titre.
André, 34 balais au compteur, prof de Lettres-Histoire en Lycée Professionnel, guitariste depuis plein d'années mais gros fainéant depuis encore plus longtemps.
Mon parcours musical est à l'image de ce que fut mon parcours universitaire... sinueux. Bien que mon oreille fût (dé)sensibilisée par mon père dès mon plus jeune âge à grands coups d'AC/DC entre deux morceaux de Brassens, Higelin et Renaud, l'histoire commence au lycée. En cette époque sombre et tourmentée où le ciel bas et lourd pesait comme un couvercle, deux clans s'affrontaient parmi les blousons noirs du bahut : les Gunners et les Metallibashers. Je faisais partie du second, mon meilleur ami du premier, et je voulais à tout prix jouer One. Au prix d'un été passé à manier la truelle, je me payais ma première pelle : une Samick à la déco renversante et au manche et micros pourris, accompagné d'un 10 Watts de la même marque dont je me demande parfois s'il n'était pas pire que la guitare. Il l'était. Donc One. Passées les premières mesures de l'intro, premières désillusions : non seulement ça fait mal aux doigts, mais j'ai le placement rythmique d'un paralytique parkinsonien. Il faut bosser... Mais je suis fainéant (cf. supra).
Etape 2 : Mon niveau stagne donc, mais à force de taper des boeufs le soir sur la plage le cerveau au 36ème dessous, on finit quand même par apprendre deux trois trucs, au moins pour draguer les minettes. Et puis la fac, la découverte de la grande ville, une médiathèque... Mon horizon sonore s'agrandit. Je passe du metal/Hard rock au blues. Stevie Ray, Buddy Guy, Lucky Peterson... C'est que ça joue par là aussi ! Même Hendrix faisait du blues le con. Et en fait Brassens, y'a pas que des paroles, ça gratte aussi, avec tout plein d'accords, et même des compliqués avec des chiffres dedans ! Oh lala ! Pour le coup, je bosse quand même un peu, au moins assez pour avoir deux trois bases théoriques. Et puis lire, ça m'a toujours plu.
Etape 3 : A la même époque, ma mère se maque avec un bonhomme. Un guitariste de la vieille école, celle des baloches. Faut ajouter un truc que je vous ai caché jusqu'à présent : je suis corse. Exilé sur le continent, mais quand même. Et des gratteux de ce type, y'en a plein par chez moi. Le bonhomme écoute et joue un idiome étrange. D'abord, le son, il est tout clair. C'est pas saturé. Etrange non ? Et puis le nom de l'artiste, il est bizarre aussi : Jean Go Rennes Art je crois. Un groupe breton peut-être ? Rencontre du troisième type avec le jazz manouche. Et une grosse claque de plus. Depuis, j'ai découvert le trio Rosenberg, Angelo Debarre, Bireli Lagrene, la famille Schmitt. Mais leurs guitares font encore plus mal aux doigts que ma vieille Samick, sans parler de la Strato mexicaine que mon père m'avait offerte. Et je suis toujours fainéant.
Etape 4 : je vais faire bref pour finir, promis. Après le manouche, ce fut la course à la découverte : Tango (aaahh, Libertango par Galliano...), Flamenco, Tzigane, Klezmer, divers machins déjantés (Zappa, M. Bungle), chanson française, punk, rock 60's et 70's, rockabilly (Brian Setzer est le guitariste le plus sous-estimé de tous les temps), classique, vieux jazz, j'en passe et des meilleures. Je n'écoute pas de tout, mais je pense pouvoir prétendre à un certain éclectisme. Et v'là t'y pas qu'au détour d'une rencontre, le virus de la gratte me reprend. Et pour la première fois de ma vie, je bosse : chromatismes au métronome, découpage rythmique à la double croche et tutti quanti. Ca me fait tout bizarre. Et me voilà donc parmi vous, alors que je suis sur le point de m'acheter un Fender Blues Junior d'occaze. Et au fait, j'ai un peu noirci le tableau, hein : je ne suis pas bon, mais plus tout à fait mauvais depuis le temps
.
Hors musique, j'aime le whisky (mais le très bon en petite quantité, j'ai passé l'âge de me biturer toutes les semaines), Linux, ma femme et mon gosse, la bonne bouffe, Desproges, les bons bouquins, les beaux voyages et tout plein d'autres choses, parce que la vie, c'est pas du gâteau, mais c'est 'ach'ment bon quand même.
André, 34 balais au compteur, prof de Lettres-Histoire en Lycée Professionnel, guitariste depuis plein d'années mais gros fainéant depuis encore plus longtemps.
Mon parcours musical est à l'image de ce que fut mon parcours universitaire... sinueux. Bien que mon oreille fût (dé)sensibilisée par mon père dès mon plus jeune âge à grands coups d'AC/DC entre deux morceaux de Brassens, Higelin et Renaud, l'histoire commence au lycée. En cette époque sombre et tourmentée où le ciel bas et lourd pesait comme un couvercle, deux clans s'affrontaient parmi les blousons noirs du bahut : les Gunners et les Metallibashers. Je faisais partie du second, mon meilleur ami du premier, et je voulais à tout prix jouer One. Au prix d'un été passé à manier la truelle, je me payais ma première pelle : une Samick à la déco renversante et au manche et micros pourris, accompagné d'un 10 Watts de la même marque dont je me demande parfois s'il n'était pas pire que la guitare. Il l'était. Donc One. Passées les premières mesures de l'intro, premières désillusions : non seulement ça fait mal aux doigts, mais j'ai le placement rythmique d'un paralytique parkinsonien. Il faut bosser... Mais je suis fainéant (cf. supra).
Etape 2 : Mon niveau stagne donc, mais à force de taper des boeufs le soir sur la plage le cerveau au 36ème dessous, on finit quand même par apprendre deux trois trucs, au moins pour draguer les minettes. Et puis la fac, la découverte de la grande ville, une médiathèque... Mon horizon sonore s'agrandit. Je passe du metal/Hard rock au blues. Stevie Ray, Buddy Guy, Lucky Peterson... C'est que ça joue par là aussi ! Même Hendrix faisait du blues le con. Et en fait Brassens, y'a pas que des paroles, ça gratte aussi, avec tout plein d'accords, et même des compliqués avec des chiffres dedans ! Oh lala ! Pour le coup, je bosse quand même un peu, au moins assez pour avoir deux trois bases théoriques. Et puis lire, ça m'a toujours plu.
Etape 3 : A la même époque, ma mère se maque avec un bonhomme. Un guitariste de la vieille école, celle des baloches. Faut ajouter un truc que je vous ai caché jusqu'à présent : je suis corse. Exilé sur le continent, mais quand même. Et des gratteux de ce type, y'en a plein par chez moi. Le bonhomme écoute et joue un idiome étrange. D'abord, le son, il est tout clair. C'est pas saturé. Etrange non ? Et puis le nom de l'artiste, il est bizarre aussi : Jean Go Rennes Art je crois. Un groupe breton peut-être ? Rencontre du troisième type avec le jazz manouche. Et une grosse claque de plus. Depuis, j'ai découvert le trio Rosenberg, Angelo Debarre, Bireli Lagrene, la famille Schmitt. Mais leurs guitares font encore plus mal aux doigts que ma vieille Samick, sans parler de la Strato mexicaine que mon père m'avait offerte. Et je suis toujours fainéant.
Etape 4 : je vais faire bref pour finir, promis. Après le manouche, ce fut la course à la découverte : Tango (aaahh, Libertango par Galliano...), Flamenco, Tzigane, Klezmer, divers machins déjantés (Zappa, M. Bungle), chanson française, punk, rock 60's et 70's, rockabilly (Brian Setzer est le guitariste le plus sous-estimé de tous les temps), classique, vieux jazz, j'en passe et des meilleures. Je n'écoute pas de tout, mais je pense pouvoir prétendre à un certain éclectisme. Et v'là t'y pas qu'au détour d'une rencontre, le virus de la gratte me reprend. Et pour la première fois de ma vie, je bosse : chromatismes au métronome, découpage rythmique à la double croche et tutti quanti. Ca me fait tout bizarre. Et me voilà donc parmi vous, alors que je suis sur le point de m'acheter un Fender Blues Junior d'occaze. Et au fait, j'ai un peu noirci le tableau, hein : je ne suis pas bon, mais plus tout à fait mauvais depuis le temps
Hors musique, j'aime le whisky (mais le très bon en petite quantité, j'ai passé l'âge de me biturer toutes les semaines), Linux, ma femme et mon gosse, la bonne bouffe, Desproges, les bons bouquins, les beaux voyages et tout plein d'autres choses, parce que la vie, c'est pas du gâteau, mais c'est 'ach'ment bon quand même.