Houlà vache ca va être dur de te répondre avec toutes ces questions en vrac.
Pour faire simple, il y a des contextes ou vouloir changer de gamme sur chaque accord, va desservir le morceau, genre les morceaux pop-rock, ca ne présente pas vraiment d’intérêt autant reste sur le même gamme tout du long c’est bien plus beau. Par contre pour le jazz, certain rock, fusion, et certain blues, oui !
Pour parler des modes, tu en as 7 et ils appartiennent tous à la gamme majeure. Tu trouveras les diagrammes sur le manche un peu partout sur le net.
Il s’agit de couleur. Essaye par exemple un morceau avec de longues mesures de Dm (Another brick in the wall par exemple) essaie de jouer D Aeolien (qui est aussi Fa Ionien) et D Dorien pour sentir les différences.
http://images.google.fr/imgres?imgurl=h ... 0&biw=1600
Quand je parle d’étudier ton morceau de façon harmonique, il s’agit de repérer les tonalités, et même les mouvements dans une tonalité pour savoir quels outils d’improvisation tu vas utiliser.
Je te donne un exemple d’analyse :
Prennons le standard « I can’t give you anything but love”:
http://www.notesdeswing.fr/images/grill ... u%2001.jpg
analyse simple:
G: Bon ben la pas de mystères tu peux jouer G majeur (gamme ou arpèges)
G/B : il s’agit du renversement de G, donc toujours pareil
Bbdim7 : il s’agit d’un accord « de passage » pour aller vers ton Am (mouvement des basses) on reste toujours sur du G majeur
Am7 : degré II de la gamme de G majeur. Tu peux jouer G majeur ou arpège de Am
D7 : degré V de la gamme de G majeur. Tu peux jouer Gmajeur, arpège de D7.
Sans développer d’avantage sur la grille, on peut commencer à penser plus complexe pour l’impro :
Je vais te lister les outils d’impro que j’utiliserai pour chaque accord ou cadences.
G : Arpèges de GM, arpège de Em, gamme de G majeur (mode Ionien), arpège de GM encadré par 1 demi-ton avant et 1 ton après, arpèges de Gm5+ qui permet de mixer les arpèges de G et Emajeur. (Et d’autres trucs qui viendraient sur le moment)
Le mouvement G/B et Bbdim7 : je continue d’utilise les même outils.
Am7 : pareil arpège de Am7 Am6 Am9, je peux aussi jouer directement D7 car cadence II V qui va souvant de pair
D7: je reste sur les outils de Am, je suis l’arpège de D7, je joue l’arpège de D#dim, des plans avec chromatisme, je joue l’arpège de Ab7 ou AbM (substitution tritonique), je joue arpège de FaM puis Fa# pour approcher la résolution sur G, je joue D#m car D7 peut être remplace par Ab7 (substitution tritonique) et un degré V fonction très bien avec le degré II (ici dans une cadence qui revolerait en DbM) donc dans le contexte G majeur degré V je peux considérer le D#m ce qui va donner un effet de tension que j’aime beaucoup. Je jouerais aussi la gamme de G mineur harmonique. Je peux aussi jouer Cm, car si tu remplaces degré V par II (on a vu que ça allait de pair) tu peux enrichir ton simple Am7 par Lam7/5- tu verras que cet accord a beaucoup de note en commun avec le Cm, donc ca passe. Même en accompagnement tu peux essayer de jouer Dm puis D7 et résoudre sur G ca marchera très bien.
Apres dans l’impro, personnellement, j’aime beaucoup utiliser des arpèges ca donne beaucoup de lyrisme. Apres suivant le contexte c’est plus ou moins de bon gout de changer sur chaque accord et vouloir mentalement complexifier la grille pour improviser. Sur du pop-rock du funk reggae etc, je resterais plus sur des gammes de la tonalité du morceau (majeur/mineur harmonique/pentatonique).
Si on continue la grille :
On observe un classique II V I : Dm7 G7 CM.
Là tu peux passer en gamme de C majeur car changement de tonalite de G vers C.
Tu peux donc suivre les arpèges de chaque accord. Rester sur Dm7 sur G7 ou l’inverse.
Je ne re-liste pas les outils et raisonnement d’impro liste pour D7 qui ici est transposable a G7.
Puis le La7 est en fait un degré II de la gamme G majeur, mais il est possible de le jouer 7 pour donner plus de relief. Le A7 vers créer aussi une tension pour aller sur le D7 lui aussi créant une tension pour résoudre sur GM (façon progression par quarte)
Le morceau se conclu par une cadence archi typique appelle « Christophe » en C.
C/C#dim7/G/E7/A7/D7/G et un « turn-around» pour relancer la grille.
Le Christophe passe d’une tonalité de C a G. en général si pas d’inspiration sur ce mouvement j’ai une chiée de plans transposable dans toutes les tonalités, que je balance (repique sur d’autre guitariste de jazz).
Dis-moi si tu y vois un peu plus clair, ca devrait de demande pas mal de boulot, mais ca de donne de bonnes pistes de réflexion pour l’impro. Tu ne pourras pas tout assimiler en même temps alors je te conseil de te focaliser dans un premier temps sur les notions les plus simples, et une fois bien intégrer dans ton jeux tu peux en travailler et intégrer d’autres.
Si tu as des morceaux en tête à analyser donne-moi les titres et accords qui vont avec, on ferra cela ensemble.
Pour conclure, il est à mon sens très important que ces outils ne soit pas une fin en soi. Il faut les travailler (lentement) et surtout « se les rentrer dans l’oreille » de façon a pouvoir entendre a l’avance que qu’on souhaite jouer (comme chanter en avance dans sa tête)
Je vois l’impro comme un discourt, on peut débattre d’un sujet (contexte harmonique) faire une introduction, parler vite ou lentement, fort ou doucement, utiliser des mots simples ou très complexes. Le but étant de rester cohérant, et de grader un sens pour à la fin conclure son discourt (impro) ce qu’on appelle « le conduite de phrase ».
Donc chanter une impro sur un playback est aussi très enrichissant : ca permet de trouver des plans qui sonnent bien et les transcrire a la gratte, et aussi de mettre en application les outils d’impro travaille a la guitare, cela montrera que tu les a bien intégré dans l’oreille.
Tu peux aussi chanter tes chorus d’impro tout en les jouant, c’est un bon exo aussi.
Voila bon ben bon courage, et n’hésite pas si tu as des questions, mais moins en bloc cette fois ci hahaha