Concrètement, c'est comme une graine qui pousse.
Si l'on apporte un peu d'eau, elle va commencer à germer et à se développer à partir de ce qui se trouve déjà dans la graine.
et au fur et mesure, l'arbre se développera en accumulant des couches l'une sur l'autre.
Donc l'application concrète, c'est de composer des choses longues à partir de peu d'élément de départ.
à partir d'une improvisation, avec des éléments de logique, il est possible de continuer la composition d'un morceaux,
à partir de lui même, couches après couche, l'une sur l'autre mais toujours de plus en plus grands.
Ensuite, j'applique ce principe de création de la nature à l'échelle chromatique, les fameuse 12 notes, et au système de mesure du temps,
Fort et faible, au division par deux pour résumer.
Pour répondre à la question " pourquoi tu compte les temps Fort et faible ? ", je ne compte pas les temps mais les intervalles qui les séparent.
le fait d'aller d'un temps Fort à un temps faible, et le fait de faire le contraire (d'un temps faible à un temps Fort).
je te reporte au début de mon sujet, on n'utilisera que 2 types d'intervalles en rythme,
Fort vers faible ou faible vers Fort.
un intervalle Fort vers Fort ou faible vers faible ce n'est pas utilisable, sinon c'est sortir de la logique.
Exemple :
Dans une mesure à 3 temps, il y a, dans la
théorie, 1 temps Fort et 2 temps faible, tant que tu joue pas de note,
c'est théoriquement comme ça effectivement ...
MAIS dans la
réalité, si tu joue 3 noir dans une mesure 3/4, ta deuxième noir qui est temps faible de la première noir, devient temps Fort par rapport à la troisième noir.
ou aussi, la troisième noir peut être temps Fort par rapport à la deuxième noir qui reste faible, et devenir temps faible si l'on rajoute une noir sur le premier temps de la mesure suivante
Pour continuer l'explication il faut bien faire la différence avec la
théorie et la
pratique,
Dans la théorie tu peux faire une mesure à 5 temps (1 temps Fort et 4 temps faible),
MAIS
dans la pratique tu va plutôt utiliser une mesure de 3 temps plus une mesure de 2 temps, ou inversement ça marche aussi.
De cette façon tu retombe toujours sur des intervalles binaire (Fort vers faible, faible vers Fort).
Pour répondre à l'autre question "le fait d'appuyer ou non un temps dépend majoritairement de l'importance de cette note dans ton discours global"
appuyer un temps, le jouer avec plus de volume que les autres, faire un effet de trémolo avec le doigt, le jouer cours, doucement etc ...
tout ça c'est pour l'interprète, c'est des effets pour embellir, ça ne change rien à la direction harmonique ou rythmique de la compo,
sauf si tu rajoute une note, forcement la ça provoque des changement.
Retour au concret :
Le sujet de mon post est la compréhension et l'utilisation du rythme en premier lieu,
et en second lieu la compréhension et l'utilisation des notes par dessus le rythme.
j'ai démontré par plusieurs exemple que l'utilisation du rythme fonctionne de façons binaire.
on n'utilisera que 2 types d'intervalles rythmique, Fort vers faible, faible vers Fort.
le fait d'aller de Fort vers faible provoque une "tension",
le fait d'aller de faible vers fort provoque une "détente".
lorsqu'on passe d'une tension, à une détente (l'inverse marche aussi), on crée un point de départ pour une couche supplémentaire, qui fonctionnera selon le même principe.
et qui s'ajoutera à la couche précédente.
il faut
regarder mon exemple en D un peu plus haut, je montre l'effet de 3 couches,
sur une série de noir en 2/4.