payamorchid a écrit :Quel est le dessert qui fait peur?
La tarte TAAAATIIIIN!!
C'est complètement con, mais celle-ci m'a tenue un quart d'heure

(oui, je sais, j'ai vraiment rien d'autre à faire de ma vie)
Allez hop, à mon tour. Vous voulez des blagues vaseuses ? Mettez vos bottes, on y va !
Qu'est-ce qu'un type en train de courir dans un champ de blé avec un couteau entre les dents ?
Avec quoi ramasse-t-on la papaye ?
- Maman, maman, j'aime pas mamy ...
- Bon et bien laisse-la sur le bord de l'assiette et mange au moins tes légumes.
- Papa, papa, pourquoi papy court en zigzag dans le jardin ?
- Tais-toi fiston, j'essaye de viser
Cendrillon a bien vieilli. Voilà qu'elle a désormais 90 ans, une arthrite carabinée, une phlébite aggravée et une cataracte à faire pâlir une taupe aveugle. En soupirant, elle songe à sa jeunesse, aux bals, à feu Le Prince Charmant, emporté quelques années plus tôt par un cancer de la prostate. Assise dans son fauteuil, elle n'a plus d'autre loisirs maintenant que de regarder Questions pour un Champion en écoutant nostalgiquement le ronron de Robert, son chat et désormais seul compagnon.
Quand soudain, un beau jour (c'était un mercredi), voilà que Marraine la Fée apparait au beau milieu du salon dans un nuage de fumée d'un beau bleu féérique. Ebahie, Cendrillon, qui ne l'avait pas vue depuis un bon tiers de siècle, lui demande ce que lui vaut l'honneur et la surprise de cette visite.
- Ma chère filleule, lui répond Marraine la Fée, tu as été si gentille et généreuse tout au long de ta vie que je viens aujourd'hui t'accorder trois voeux pour te récompenser de ta bonté. Demande-moi ce que tu veux.
Ravie, Cendrillon, avec émotion, demande à sa bienfaitrice de lui rendre ses 20 ans. Bibidi bobidi boo, la revoilà pimpante et fringante. Cendrillon se précipite devant son vieux miroir et rit de se voir si beeeeelle (pardon). Mais en jetant un regard autour d'elle, elle s'aperçoit que sa cataracte lui avait évité de voir que son château avait vieilli en même temps qu'elle : mur décrépis, plafond fendillé, toiles de poussière everywhere, vieux tapis usés jusqu'à la corde ... Pas mirifique mirifique. D'une petite voix, elle demande alors à la bonne Marraine s'il ne serait pas possible de rafraîchir un peu le mobilier. Bibidi bobidi boo, voilà le château redécoré design, esprit loft, îlot de cuisine ultra moderne, équipement high tech, home cinéma, radiateurs esthétiques et tout le toutim déco. Wonderful.
Cendrillon ne s'était pas sentie aussi heureuse depuis des décennies. Et, alors qu'elle arpente son château de pièces en pièces en poussant des exclamations de ravissement apocalyptiques dignes d'un final de D&CO, lui vient soudain une sensation qu'elle n'avait plus éprouvée depuis bien longtemps, des papillons dans l'estomac, une nouvelle fraîcheur qu'elle croyait oubliée, des pensées folles, enfin, à l'idée que, avec une belle maison et un corps de princesse de Walt Disney, elle pourrait peut-être combler la vacuité de sa vie sentimentale et réchauffer son baldaquin avec autre chose que la bouillotte de feu sa Mère-Grand. Sachant sa chère Marraine spécialiste des métamorphoses en tout genre, elle avise d'un oeil malicieux le cher vieux Robert, qui se pourlèche une oreille au coin de la cheminée ronflante avec hotte intégrée.
Un peu rougissante, Cendrillon demande alors :
- Dis, Marraine ... Est-ce que tu crois qu'il serait possible de faire de Robert un jeune prince séduisant ? Parce que, vois-tu, je vais me sentir bien seule dans ce grand et beau château ...
Avec un sourire compréhensif, la Marraine jette un dernier bibidi bobidi boo, et disparait dans un nuage d'étincelles mauves fluo avec un clin d'oeil canaille. A la place de Robert se tient désormais un jeune Adonis d'une beauté à couper le souffle, qui a gardé du matou la grâce féline et le poil soyeux (re-pardon). Il s'approche de Cendrillon d'un long pas souple et sensuel, l'enlace et commence à lui mordiller le lobe de l'oreille avec application. Toute émoustillée, Cendrillon glousse comme une dinde. Robert, de plus en plus entreprenant, lui susurre alors à l'oreille d'une voix suave et chaude comme la braise :
- Alors, ma grande, tu regrettes de m'avoir fait castrer, hein ?
Bon, si vous me cherchez, je suis déjà loin ... Très loin.